Mairie
B.P. N°3
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Le grand rhinolophe en Bretagne
Majoritairement présent à l’ouest de la région, la population régionale peut-être estimée entre 7000 et 8000 adultes en 2009. Moins de 40 nurseries en Bretagne dont 60% se trouvent dans le Finistère. Tout au long de son cycle biologique, il occupe des espaces créés de main d’Homme (greniers, combles, caves, anciennes carrières souterraines ou encore bunkers). Il recherche exclusivement des édifices présentant une ouverture suffisamment large pour lui permettre d’entrer et sortir en vol direct.
Si le grand rhinolophe peut se déplacer sur plus de 100 km, les femelles ne dépassent guère les 10 kilomètres autour de leur gîte et concentrent leur activité de chasse dans un rayon de 5 kilomètres. L’espèce exclusivement insectivore recherche ses proies dans les boisements (forêt, ripisylve ou bois), les prairies pâturées, les prairies humides ou encore les parcs et les jardins. La présence de haies autour des prairies lui offre des zones de chasse de choix mais lui permettent également de se suspendre aux branches basses surplombant les prairies et de chasser à l’affût, économisant ainsi de l’énergie.
Les femelles mettent au monde un unique jeune par an, ce qui fait du grand rhinolophe comme des autres chauves-souris une espèce peu dynamique et ce d’autant plus que probablement bon nombre des jeunes n’atteignent pas l’âge de un an.
Le maintien à long terme d’une population régionale de grands rhinolophes exige une protection simultanée des gîtes hivernaux, des gîtes estivaux et des terrains de chasse des colonies, sachant que ces colonies ne doivent pas être isolées mais impérativement reliées entre elles au sein d’un vaste réseau grâce à des corridors biologiques pertinents
La nurserie d’Elliant
Comme les autres colonies de grands rhinolophes en Bretagne, la colonie d’Elliant fait l'objet d'un recensement annuel entre le mois de juin et le mois de juillet. Suivie ainsi depuis 2000, on peut considérer que la colonie augmente. En effet, l’augmentation d’une nurserie s’évalue au nombre de couples mères/jeunes, le nombre d’individus adultes étant par ailleurs soumis à diverses formes de variations (présence de mâles, d’individus immatures, de femelles non gravides,…). A Elliant comme le montre le graphique (courbe des jeunes), ce nombre augmente.
La brutale chute observée entre 2005 et 2007 est le résultat de la prédation exercée par la fouine et la chouette effraie. Au cours de 3 années, les conservateurs bénévoles de Bretagne Vivante ont tout fait pour endiguer cette pression sur la colonie. L’obstruction des passages supposés empruntés par ces deux prédateurs ont été condamnés visiblement avec succès car depuis 2008, la nurserie a réintégré les combles de l’église.
Des zones d'ombres Beaucoup d'éléments concernant la colonie restent à découvrir. Ainsi, nous ignorons où les femelles et leurs jeunes passent l'hiver.
Trouver le où les gîtes d'hibernation sera pour nous une tâche ardue aussi si vous observez cette espèce en hiver contacter nous !.
Site internet Bretagne Vivante
www.bretagne-vivante.org
Forum Bretagne Vivante
www.forumbretagne-vivante.org
Page internet du Groupe chiroptères de Bretagne Vivante
www.bretagne-vivante.org/content/view/396/111/
Photo Olivier Farcy Bretagne Vivante

Photo Yann Le Bris Bretagne Vivante
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